La fabrication de cette matière est une grande source d'émissions de gaz à effet de serre. Des chercheurs planchent actuellement sur de nouvelles solutions.
Les urbatopies sont des villes qui, comme Barcelone, Bilbao, Copenhague, Hambourg, Lyon, Nantes ou Vancouver, sont en train d'inventer l'urbanisme du XXIe siècle. On y travaille, on y vit, on y circule autrement. Regardées et imitées par les autres, elles renforcent leurs attractivités. Au-delà des renouveaux, parfois spectaculaires, qu'ont connus ces cités, c'est à leur méthode qu'il faut s'intéresser. Car ces villes pionnières ne se sont pas contentées de fabriquer des cadres de vie agréables. Elles ont cherché à créer un mouvement, à mobiliser les énergies, à inventer d'autres rapports économiques, politiques et sociaux.
Aujourd'hui, la notion de ville durable tend à devenir un slogan marketing ou une formule politiquement correcte, utile pour créer du consensus, mais peu apte à fonder des stratégies pertinentes pour l'organisation urbaine. Pourtant, nos sociétés et nos villes doivent désormais se préparer à fonctionner avec un pétrole plus rare et plus cher. Depuis dix ans, les coûts urbains (immobilier, dépenses publiques, carburant) ont connu une progression très rapide et pèsent de plus en plus lourd sur les finances publiques et privées. Les villes les plus audacieuses ont cependant compris que la contrainte énergétique peut être une formidable opportunité de se réinventer en s'appuyant sur une autre vision de la cité de demain : celle d'une ville frugale.